06-Pauline à Paris - Intersaison

Dans la version initiale, il était prévu des "intersaisons" qui ont disparues dans la version définitive.

Les commentaires entre les pages correspondent aux commentaires qui apparaissaient lors de la première publication (rythme hebdomadaire) dans les nouvelles du blog.

 

3 novembre 2013

Pauline a-t-elle enfin trouvé le bonheur à Paris ?

Yvette (la petite Cosette) sera-t-elle heureuse ?

Que fera le Monsieur (qui se prend pour Jean Valjean) si aimable ?

Et quelle a été sa vie avant de rencontrer Pauline ?

Lui aussi a-t-il été bagnard (comme Jean Valjean) ?

Le printemps (chapitre 1) s'achève, et il faudra attendre la deuxième saison (l'été) pour connaître les réponses à toutes ces questions.

Mais pour un court instant, quelques pages, nous allons abandonner Joséphine... le temps de vous faire part de quelques réflexions personnelles sur le récit de Pauline. Des réflexions sur le mécanisme de la mémoire et de la construction des belles histoires.

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Pour information, depuis des années, la gare d'Austerlitz (pour aller à Toulouse en train de nuit - j'aime bien les trains de nuit) est en travaux ! Elle l'est encore actuellement d'ailleurs.

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Remarque : la dernière photo a été prise en 2009, le jour de l'anniversaire des cent ans de Joséphine.

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Remarques : les illustrations de la première "bande" sont issues de photographies ou cartes postales anciennes de Rieumes, la ville où est née et où habite Joséphine.

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Remarque : la vieille maison en ruine que regarde Joséphine (c'est Joséphine qui est de dos) est celle de son oncle Abel. Lorsque Joséphine en parle, elle parle toujours d'une magnifique maison, avec des rangées d'arbres, et des vergers à perte de vue... Le chateau sur l'image suivante (une carte postale) est situé à quelques kilomètres de la ville, dans la commune de Rieumes. Il a été transformé en hôpital depuis et a perdu un peu de sa superbe.

Les poèmes de Joséphine ont été imprimés en cent cinquante exemplaires et distribués le jour de son centenaire aux invités. Il doit être possible d'en retrouver quelques uns (pour ceux qui seraient intéressés !). Certains poèmes sont très touchants... Joséphine les a écrits approximativement entre 1995 et 2005. Une tradition s'était instaurée : chaque année, pour son anniversaire, elle lisait un nouveau poème.

Promis, un jour je publierai ceux que je préfère sur ce blog.

Il ne faut pas chercher très loin l'attachement que Joséphine a pour la poésie : je suis persuadé qu'elle est liée à la fascination qu'elle éprouvait pour le vieux Monsieur qui a recueilli Pauline, le parisien ! Mais là, j'anticipe un peu sur la suite de l'histoire...

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Remarque : la photo représentant la place du foirail est une carte postale ancienne. C'est la place telle que l'a connue ma grand mère dans son enfance. Le grand bâtiment est l'école primaire des garçons. On ne la voit pas ici mais à coté, il y a l'école des filles, un batiment identique. La cour séparait les deux écoles. Joséphine est allée à l'école sur cette place, et elle y vit encore en 2013.

Joséphine n'a certainement jamais lu le magazine "L'intrépide" dont sont tirées les illustrations du bas de la page. Les parents de Joséphine étaient pauvres, et elle n'était certainement pas abonnée à un quelconque magazine. Mais elle allait au cinéma sous la halle, tous les jeudis.

A l'occasion, il faudra que je pense à lui demander quelles étaient ses lectures d'enfant...

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L'intersaison se termine avec cette page 40. Durant ces six dernières pages, j'ai exposé mes doutes naissant concernant les histoires de Joséphine. Car l'histoire de Pauline a toujours été présentée comme une histoire vraie par ma grand-mère. Pauline a existé : elle l'a bien connue... Et pourtant... cette histoire semble assez extraordinaire. Car vous ne savez pas encore tout. Jean Valjean, Cosette, les Thénardiers occupaient une place importante dans la première saison, vous allez bientôt rencontrer Sarah Bernard, les estropiés de la guerre 14-18, Victor Hugo...

Pour information, l'aquarelle est de Victor Hugo. Il me semble que utiliser les dessins de Victor Hugo est de circonstance étant donné les nombreux rapprochements entre l'histoire de Pauline et celle des Misérables.

Alors, cette histoire de Pauline, réalité ou fiction ?

Pour tenter de le savoir, dès la semaine prochaine, nous retrouverons Joséphine qui nous racontera la suite de son histoire.

Nous avions laissé Pauline à Paris avec sa fille. Elle avait abandonné son travail, et vivait chez un homme âgé très généreux et dont elle était devenue la maîtresse.

La misère est-elle définitivement derrière elle ?

Quels nouveaux malheurs peuvent-ils encore lui advenir ?

Posté par Benoit Vidal